PLAC’ ART EDITION

Plac’Art édition n°7

Vendredi 02 Février 2018 – 20h

Espace Marcel Roger, 11 place de l’ancien rivage, 62000 ARRAS

Le principe est simple.

Un artiste découvre l’univers musical d’un groupe de notre région. Il crée une oeuvre que nous éditons à 50 exemplaires numérotés/signés sur papier art 250g format 38 x 56. 

Ensuite il vous suffit de souscrire au prix de 20 € pour recevoir votre estampe et être invité au concert privé du groupe. Devenez collectionneur d’art à peu de frais ! >contact

Offre limitée aux 50 premiers souscripteurs. 

L’ARTISTE : Hélène Claudel Graphiste / Plasticienne, Lille

http://www.lnclaudel.com

LE GROUPE : Birds Of Dawn Après avoir exploré les limites d’une folk minimaliste en duo, Birds Of Dawn se transforme en une véritable machine pop/rock raffinée, résolument orientée vers l’avenir. Instruments à cordes et à vent explosent au sein d’une rythmique obsédante et d‘un mélange voix/guitare ensorcelant.

http://www.birdsofdawn.com


Plac’Art édition n°6


« Un peu de Manchester, un soir de décembre à Arras » (Axel Verlaine)

Plac’art Édition n°6 – Arras, le 2 décembre 2017
Emmanuel Kowandy / Metro Verlaine
Entretien croisé – propos recueillis par paul-éric P.

Le principe est simple : un artiste découvre l’univers musical d’un groupe. Il crée une œuvre éditée sous forme d’estampes en 50 exemplaires numérotés et signés.

Mais est-ce vraiment aussi simple ? Oui, à en croire l’entretien croisé entre Emmanuel Kowandy d’un côté, artiste découvert grâce au magnifique travail qu’il a présenté pour les Nuits des Bassins 2017, avec le collectif TRIII / ADN et Metro Verlaine de l’autre, groupe prometteur, originaire d’Evreux (un peu au sud de Manchester) ardent défenseur d’un post punk chanté en français et puisant son inspiration dans ce qui s’est fait de mieux à cette période charnière de la fin des années 70 et du début des 80.

Entre Emmanuel Kowandy et les Metro Verlaine, le courant est si bien passé, qu’une fois la première question posée, j’aurais pu partir et laisser tourner l’enregistrement…

Parce que oui, bien sûr, les Metro Verlaine se sentent concernés par les questions de représentation graphique et qu’ils évoquent sans surprise, par la voix d’Axel (guitare), fondateur du groupe avec Raphaëlle (chant), le légendaire label Factory et les pochettes de Peter Saville, designer attitré de la maison de disque fondée par Tony Curtis.

Parce que oui, Emmanuel a perçu cela et qu’il s’est permis d’introduire une référence dans son travail pour ce Plac’art – « un écho caché » nous dit-il – aux ondes radios figurant sur la célèbre pochette du premier album de Joy Division (Fact 10).

Parce que oui, Emmanuel aussi a une attitude punk et qu’il nous explique, en réponse à Romain (basse) qui trouve que le personnage créé par Emmanuel semble « nous regarder de haut », qu’en fait le but « c’était vraiment de dire, je fais ce que je veux et je vous emmerde, j’assume ce que je suis… ».

Parce que oui, Emmanuel révèle que le métier qu’il exerce, il le doit à la musique, que le projet fondateur du collectif TRIII /ADN avait pour cadre les Eurockéennes de Belfort, qu’il a réalisé des pochettes pour des albums d’électro ou de post rock et bien sûr des clips.

Et parce qu’enfin, Emmanuel comme les Metro Verlaine sont des collectionneurs, qu’ils font partie de ces gens qui achètent des vinyles et parfois juste pour la pochette (un grand « oui » unanime quand on leur pose la question !), même si certains, mais ça c’est le côté punk, les punaisent sur leur mur !

Emmanuel : c’est un travail qui fait partie d’un ensemble, d’une série que j’ai adaptée pour la rendre totalement graphique ; je suis plutôt un artiste numérique, j’utilise beaucoup le pixel, la fragmentation d’images, j’aime bien travailler avec les erreurs, mon travail est d’ailleurs basé sur les erreurs de Photoshop, sur les fragmentations qui se produisent parce que j’ai fait une manipulation par erreur et que j’obtiens alors des choses improbables.

Axel : je suis d’accord avec toi quand tu parles d’erreur, je trouve ça bien parfois. Pour Manchester, il faut savoir que je l’ai écrite sur une poubelle, en répet, genre on fait quoi là ? « J’irais crever à Manchester… », ça été écrit en une fois, il n’y a pas eu de retravail. Et c’est ça l’idée d’erreur, j’aurais pu me dire, on a un bon truc, je vais le bosser, et puis Raphaëlle, juste elle l’a chanté, et je me suis dit on ne touche plus à rien, pas besoin…

J’avais justement prévu de questionner Metro Verlaine sur leurs textes qui dégagent quelque chose de très fort, de très angoissé parfois, sur ce rythme qui inscrit une sorte de scansion, même si cela ne se retrouve pas toujours dans le chant, mais plutôt lorsqu’on lit les paroles, et je leur cite ce passage issu de Manchester :

Des rubans noirs autour des yeux
Quand sous la brume des réverbères
Il y a des gosses qui ont la rage
Qui tombent au sol sans voir la plage

Axel : je défends le truc à la William Burroughs, où tu fermes les yeux et tu écris… Parfois c’est nul à chier et parfois tu extrais quelque chose… Pas besoin de te mettre dans un château avec des bougies… Parfois juste sur un coin de poubelle entre deux bières, y a un truc cool qui sort.

Après l’entretien, ce sera l’heure du concert, devant un public attentif mais peut-être un peu trop discret au goût de Raphaëlle… Un concert au cours duquel la rencontre entre l’artiste et le groupe est devenue une collaboration grâce à l’initiative d’Emmanuel se saisissant de l’occasion pour présenter une projection vidéo tout au long de la prestation captivante des Metro Verlaine.

Plus que jamais inscrite dans l’esprit Plac’art, dont le principe est donc d’une évidence même, cette soirée aura tenue toutes ses promesses grâce aux artistes invités jouant le jeu jusqu’au bout.

On aura le plaisir de continuer à suivre Emmanuel, en résidence aux Ateliers de la Halle tout au long de cette année :vEmmanuel : je suis en résidence avec les Ateliers pour développer la sérigraphie, pour voir comment passer du numérique au papier et expérimenter, faire des choses qui ne soient pas formatées, casser les codes, trouver d’autres orientations, d’autres voies…

Quant aux Metro Verlaine, ils étaient la semaine qui suivait le Plac’art à Bar en Trans dans le cadre des Transmusicales de Rennes, annoncent un album à venir (Cut Up, sortie prévue le 16 mars 2018) et une tournée qui devrait les mener en Angleterre, Allemagne, Suisse…

Axel : …et on attend la sortie du nouvel album de nos copains de Crocodiles pour éventuellement faire le groupe support aux États-Unis et ça, ça nous plairait vraiment beaucoup !

À ces mots les trois autres ont des étoiles plein les yeux. À vrai dire on ne peut que se réjouir pour eux tant ces quatre là (les trois déjà cités plus Joe, le batteur dont il faudra un jour reparler du jeu si particulier, debout face à ses deux fûts) nous ont convaincu, par leur musique (oui, avant tout), leur attitude (punk) leur enthousiasme (jusqu’au bout de la nuit…). Sacré famille ces Verlaine !


Plac’ART édition #5

Luc Brevart / Charbon

Un évènement à ne pas rater !
Le principe est simple. Un artiste découvre l’univers musical d’un groupe de notre région.
Il crée une oeuvre que nous éditons à 50 exemplaires numérotés/signés sur papier art 250g format 38 x 56.
Ensuite il vous suffit de souscrire au prix de 20 € pour recevoir votre estampe et être invité au concert privé du groupe CHARBON le 22 Avril à l’Hôtel de Guînes, Arras.

Devenez collectionneur d’art à peu de frais !
offre limitée aux 50 premiers souscripteurs. 

Réservation : lesateliersdelahalle@gmail.com


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PLAC’ ART EDITION… c’est parti !

Les Ateliers de la Halle ont lancé ce vendredi 13 février 2015 « PLAC’ ART EDITION », édition d’estampes (que d’autres appelleront affiches) de groupes de musiques actuelles en tirage limité, résultant de la rencontre d’un artiste plasticien et de musiciens.
Lors de la présentation de l’estampe les 30 premiers collectionneurs (sur un tirage de 50 exemplaires) sont invités à un concert privé aux Ateliers.
PLAC’ ART EDITION c’est l’occasion de commencer une collection d’estampes d’artistes à un prix très abordable, mais aussi de rencontrer des musiciens dans l’atelier et de s’ouvrir à de nouvelles sonorités.
Pour cette première, nous avons réuni Antoine Kempa, artiste en résidence aux Ateliers de la Halle et le groupe punk rock Slice of Life.
Un premier succès pour PLAC’ ART EDITION, avec plus de 30 estampes vendues et des collectionneurs impatients de découvrir la n°2 qui verra le groupe Charbon aller à la rencontre du graphiste belge Damien Pairon (ou l’inverse ! ).

Réservez dès maintenant


One thought on “PLAC’ ART EDITION

  1. L´édition d´estampes originales nous touche, nous émeut, stimule notre créativité ; quand la musique cette autre écriture de l´art est associée, la fête est parfaite … Merci pour ce partage…

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